ACTUALITES

Juillet 2017

Enherbements annuels sur vignes installées

L’utilisation d’enherbements annuels choisis est de plus en plus utilisé en viticulture.
Il améliore la portance et le lessivage des sols, limite l’érosion et augmente la biodiversité dans la vigne. Il permet également aux micro-organismes de se développer, se multiplier et recoloniser les sols en fournissant les nutriments nécessaires à cette vie microscopique variée trop souvent négligée.
Cet ensemble va créer de l’humus, réservoir stable de la vie d’un sol.

Nous pouvons observer plusieurs catégories d’enherbements annuels :

Les engrais verts 

On les utilise pour produire de la matière organique pendant les périodes de faible activité de la vigne.
En détruisant cet enherbement au moment jugé le plus opportun par le viticulteur, cette matière organique sera restituée au sol sous forme plus ou moins stable.
Suivant la période et le mode de destruction ainsi que la plante utilisée, la restitution d’azote dans le sol sera plus ou moins progressive.

Plus la plante sera lignifiée, plus la libération sera progressive. De même, plus le couvert végétal sera détruit et incorporé au sol, plus les micro-organismes le dégraderont vite.

Les plantes structurantes

Il est possible d’utiliser des plantes comme outil permettant de structurer les sols. Par l’action du système racinaire, les plantes peuvent aider à décompacter et à obtenir une meilleure structure des sols.
Les racines à pivot, les racines profondes, grosses ou fines, fouillent le sol, sans action mécanique et permettent une bonne aération de celui-ci ainsi qu’une bonne alimentation hydrique.

De plus, une fois détruites ou en fin de vie, elles nourrissent les micro-organismes et facilitent les échanges gazeux dans le sol.
Suivant la situation, le choix se portera sur des plantes concurrentielles ou pas, de préférence implantées à l’automne pour que leur action se déploie le plus longtemps possible.

Les plantes à effet tampon

On peut utiliser les plantes comme régulateur des apports en nutriments ou en eau. Des apports d’eau et de fortes minéralisations s’opèrent à des périodes inutiles pour la vigne.

La présence de plantes peut servir à capter et emmagasiner ces excès et les restituer plus tard dans la saison.
Cet effet tampon peut être bénéfique au printemps lorsque des périodes sèches et humides s’enchainent mais aussi en fin d’été, à l’approche des vendanges afin de réguler les apports hydriques parfois important de certains orages qui font gonfler les baies (risque d’éclatement et de dilution).

 

Cette pratique culturale issue de l’agriculture simplifiée s’inscrit parfaitement dans une philosophie de production respectueuse de l’environnement.
En quelques années, elle permet de rééquilibrer un vignoble de qualité et son vin.
Elle demande peu d’équipement, elle est relativement facile à mettre en place et reste faiblement onéreuse.

Juin 2017 : La Grappe en Bouteilles – Palais de la Bourse à Bordeaux

7ème édition de La Grappe en Bouteilles – Palais de la Bourse à Bordeaux – Lundi 19 juin 2017

Ce rendez-vous unique organisé par Derenoncourt Consultants a réuni cette année 63 exposants dans les très élégants salons du Palais de la Bourse à Bordeaux.
Une présentation inédite « l’expression d’un lieu comme inspiration » a permis de proposer une dégustation par les terroirs de trois vins livrables de chaque domaine.
A noter, la participation pétillante de l’association « Les artisans du Champagne » qui a complété ce moment privilégié.
Un visitorat de qualité accueilli par les exposants accompagnés par l’équipe complète de Derenoncourt Consultants.
Une édition riche de rencontres et d’échanges qui s’est clôturée autour d’un dîner convivial au restaurant Lecarreau.

Rdv pour la 8ème édition en novembre 2018…

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JUIN 2017

L’ENROULEMENT VIRAL DE LA VIGNE

L’enroulement foliaire de la vigne est une maladie virale répandue dans toutes les zones viticoles du monde.

Elle est particulièrement en extension dans les zones à climat méditerranéen et peut toucher à différents degrés tous les cépages et porte-greffes.

Symptômes et dégâts

Le virus de développe dans les tissus conducteurs de la vigne et entravent alors la circulation de sève. Sur le feuillage, la maladie entraîne un enroulement des feuilles vers la face inférieure du limbe.

Sur cépages rouges, l’accumulation d’anthocyanes sur les feuilles de la base des rameaux laisse apparaître des tâches rouges. Le rougissement s’étend progressivement à l’ensemble du limbe, épargnant les nervures primaires et secondaires qui restent vertes. Le limbe s’épaissit et en fin de saison, les feuilles affectées brunissent et se nécrosent.

 

Sur cépage blanc, le jaunissement plus diffus est difficile à diagnostiquer et peut prêter à confusion avec d’autres problématiques.

 

Cette maladie perturbe la photosynthèse et occasionne des retards de maturation pouvant aller jusqu’à trois semaines.

Bien que l’enroulement n’entraîne pas la mort des ceps, elle affecte gravement la fertilité des pieds et se traduit par une baisse des rendements et de la qualité des mouts. La maladie est incurable.

Dans certains cas, le virus responsable de l’enroulement foliaire peut également entraîner des incompatibilités de greffage.

 

Les virus responsables

Les virus associés à l’enroulement foliaire, GLRaV (Grapevine leafroll-associated virus), sont des virus filamenteux de la famille des Closteroviridae, appartenant aux genres Ampelovirus Closterovirus. A ce jour, la maladie est associée à neuf espèces virales, de manière reconnue ou provisoire.

En France, seules trois espèces du virus entraînent des symptômes, les GLRaV-1, -2 et -3.

Les symptômes associés au type 2 sont de moindre intensité qu’avec les types -1 et -3, mais le GLRaV-2 est susceptible d’entraîner des incompatibilités de greffage avec certains porte-greffes.

Transmission de la maladie

La transmission à moyenne et longue distance s’effectue par le greffage de matériel végétal infecté.

Sur de courtes distances, la transmission peut également s’opérer par le biais d’un vecteur. Plusieurs espèces de cochenilles ont en effet été identifiées comme vectrices des virus GLRaV-1 et GLRaV-3 en France.

Ces insectes se nourrissent de sève et sont alors capables de transmettre le virus contenu dans la salive d’une plante infectée à une plante saine.

Moyens de détection

Trois méthodes permettent de confirmer l’observation des symptômes au vignoble:

  • Le Test ELISA : cette méthode sérologique consiste à ajouter une enzyme aux anticorps qui permettra de révéler la présence du virus par réaction colorée.
  • Le test PCR : cette méthode génomique consiste à détecter l’ADN du virus dans un tissus.
  • L’utilisation de variété indicatrices : cette méthode appelée indexage consiste à greffer sur variété sensible afin de confirmer l’apparition des mêmes symptômes.

Généralement, le test ELISA permet de réaliser un premier tri et d’éliminer les individus infectés. Les indexages ne sont alors réalisés que sur les clones ayant réagi négativement aux tests ELISA.

Moyens de lutte

L’enroulement étant une maladie incurable, les moyens de lutte sont limités :

  • Utiliser des plants certifiés indemnes
  • Éliminer les pieds infectés
  • Envisager une protection spécifique contre les cochenilles dans les zones ou la présence de la virose est confirmée et si la situation l’exige.