LES ASSOCIÉS

Stéphane Derenoncourt

Le consultant vigneron qui se soucie comme d’une guigne des idées préconçues, s’est construit empiriquement, en arpenteur Humboldtien, un savoir-faire d’éclaireur viti-vinicole. Aujourd’hui incontournable, sinon hautement reconnu. Pour cela il commence par se dégager des figures tutélaires de l’œnologie bordelaise. Fin des années 80, Stéphane prendra rendez-vous avec la biodynamie à travers la rencontre, ô combien capitale, de Paul Barre. L’autodidacte autoproclamé, découvre les vérités du terroir, les goûts du calcaire, de la silice et de l’argile. Il se persuade alors que la bio représente l’avenir de la filière à condition cependant de l’envisager comme un tout, jusqu’au produit fini. Il fonde une entreprise qui, dit-il, s’est développée de manière un peu parallèle parce que Bordeaux dans les années 90 était le centre névralgique de la connaissance œnologique et scientifique.
Il a dès les premiers instants la grande idée de remettre un peu de paysannerie, de bon sens et de la sensibilité au cœur d’un métier qui par bien des aspects revêtait trop souvent des aspects scientifiques. Il s’entoure de consultants et d’associés – mousquetaires – complémentaires et engagés. Le seul critère retenu pour les recruter : la personnalité et la passion. La société de conseil Derenoncourt Consultants sait aujourd’hui répondre à des demandes techniques et de suivi de la qualité des produits mais, et c’est ce qui la distingue des autres, propose une véritable réflexion sur la manière de produire pour arriver à un seul but : faire un vin singulier et identitaire. Stéphane engage aujourd’hui la profession à s’emparer de la question de la révolution des goûts portée par les consommateurs.
Si enfin l’iconoclaste consultant pense que le regard global et attentif à l’environnement va naturellement devenir une priorité majeure, il dit aussi que cette tendance de fond sera largement initiée et accompagnée par la rue. Derenoncourt Consultants, désormais hydre joyeuse à sept têtes, répondra à cette demande avec ce temps d’avance qui la caractérise depuis le début.


 

Julien Lavenu

Julien, accompagne Stéphane depuis 1999 et devient associé de Derenoncourt Consultants en 2010.  Autant dire que cet ultra-technicien, comme aiment à le qualifier ses collègues, a grandi avec l’entreprise. L’homme de Normandie porte en lui une curiosité et sensibilité à toutes les possibilités viticoles qui le rendent d’emblée Derenoncourt Consultants compatible ! Il dit de ce groupe, hors norme, qu’il vise à améliorer par de nombreux moyens et procédés la viticulture et la qualité des vins des propriétés qu’ils secondent ou suivent. Il s’agit, souligne-t-il, d’un véritable élément différenciateur qui les distinguent d’un conseil qui n’engloberait finalement que l’élaboration d’un vin ! Des éléments distinctifs auxquels l’œnologue, rajoute l’entretien des sols, l’accompagnement des bons gestes viticoles, un découpage intra-parcellaire ou encore la proposition d’un itinéraire d’élevage pour n’en citer que quelques-uns.
L’homme tranquille milite pour le respect de l’environnement, et des gens qui le composent et lorsqu’on le questionne sur la question de la biodiversité il en évoque la grande diversité qu’elle soit microbienne ou encore d’individus de pieds de vigne…
Un enjeu de taille pour Derenoncourt Consultants. A l’avenir il souhaite que l’entreprise, porteuse d’une expertise totalement unique, ait un rôle encore plus grand pour endosser, par exemple, le rôle de consultant créatif, emmenant les propriétaires à faire un pas de côté, à se soustraire à la routine parfois. S’il reste un technicien accompli Julien se dit sensible au fait d’apporter un peu de spiritualité dans les actes culturaux. Voilà bien, se dit-on, le résultat d’un processus d’émancipation commencé en 1999.


 

Simon Blanchard

Ce vendéen affable se voit comme un passeur au sein d’une start-up familiale ! Il s’inscrit depuis 2004 dans une entreprise qui l’a vu grandir mais également vu s’émanciper des dogmes les plus tenaces. Le fringuant œnologue rejette l’idée d’un regroupement d’ultra-spécialistes mais parle de différents savoirs et de personnalités d’une grande complémentarité et évoque un bouillonnement intellectuel permanent. L’œnologue dit d’ailleurs qu’ici il faut savoir perpétuellement se remettre en cause, il rappelle à ce propos, un brin provocateur, citant Henri Jayer, que l’œnologie, il faut la maîtriser pour mieux s’en affranchir. L’homme au verbe haut revendique tout aussi naturellement une approche holistique, celle-là même qui respecte les équilibres écologiques, met en avant les gens, les lieux, l’histoire.
Pour le néo-girondin, on ne doit se donner pour objectif qu’une chose : réaliser des vins de lieu ! Il faut prendre en compte, raconte-t-il, que l’identité singulière d’un vin est dans son sous-sol. A l’aide de bons gestes agricoles – la notion est primordiale pour le vigneron qu’il est devenu – la plante ligneuse doit être mise à son aise pour exprimer cette singularité. Il répète encore à l’envie qu’il faut tendre vers un équilibre idéal entre la plante et le sol. A ce propos il rêve d’un temps où Derenoncourt Consultants accompagnera une viticulture toujours plus propre et agroécologique, imagine qu’à l’avenir des outils permettront d’élaborer des vins plus expressifs et identitaires. S’il abhorre les vins lisses, recherche l’aspérité, il milite pour l’élaboration de vins plus faciles à comprendre. Simon tancerait presque les tenants d’une approche bordelaise par trop élitiste. Aujourd’hui le volubile œnologue croit que Bordeaux la viticole peut inscrire l’environnement dans son ADN et promouvoir une approche vertueuse à travers le monde. Simon en est convaincu, l’aventure de Derenoncourt Consultants ne fait que commencer et permettra de construire le monde d’après.


 

Frédéric Massie

Pour Frédéric il est désormais important de réintroduire de la sensibilité là où habituellement la science prévaut et s’écarter en somme de préceptes trop arrêtés. Ce bordelais pur jus, diplômé de la faculté d’œnologie de Bordeaux, a remisé un peu de sa formation bordelaise et bon nombre de ses convictions d’œnologue girondin au placard en rejoignant Derenoncourt Consultants en 2004. Passionné d’oiseaux et de nature, l’homme qui se dit en particulier très sensible à l’optimisation des ressources en eau en agriculture, ne découvre pas l’importance de l’environnement, loin s’en faut, mais s’intéresse désormais particulièrement aux équilibres d’un écosystème dans lequel la vigne doit trouver sa place pour produire des vins identitaires. Il revendique la nécessité d’une approche globale. L’œnologue rappelle à ce propos que pour qu’un vin ressemble à l’endroit où il est né, il faut faire en sorte que le sol de la vigne fonctionne, que son écosystème tende vers des équilibres retrouvés.
Car disons le tout de go, la viticulture est une monoculture qui vient contrecarrer les équilibres naturels de la faune et de la flore. L’approche globale s’attarde sur la connexion vin-sol, explique-t-il, et représente une opportunité pour les vins autant que pour l’environnement. Il dit avoir remarqué le comportement des vignes changer, lui le cartésien est d’autant plus convaincu par cette approche, iconoclaste par bien des aspects, que l’intensité des vins s’en trouve désormais puissamment amélioré. Chez Derenoncourt Consultants l’œnologue pluridisciplinaire défend l’idée de n’être que l’interprète d’un terroir. L’homme réfléchi, tire de ces presque vingt ans au sein de l’entreprise bordelaise, d’un passage très marquant par l’Anatolie, l’autre berceau du vin, la conviction qu’il faut se servir des expériences passées et adapter l’œnologie aux cépages existants.


 

Hannah Fiegenschuh

L’ingénieure agronome, née à Coblence, a opté pour Bordeaux en 2008. Hannah, dit attacher de l’importance au bien vivre ensemble. Un crédo qui meut finalement ses orientations professionnelles. Un état d’esprit qu’elle retrouve chez Derenoncourt Consultants où on ne s’émeut ni de titre, ni d’ancienneté pour une égalité de traitement qui concourt à favoriser l’émulation. Elle se plait au sein d’une équipe riche de cultures et de savoir-faire différents, un groupe que la femme, rigoureuse, complète parfaitement.
Elle prône au sein de l’entreprise une approche qui intègre la biodiversité et soutient un environnement riche de microorganismes ou d’animaux car, dit-elle, ils viennent contrecarrer une monoculture tout à fait délétère. Si elle répète que la bio n’est pas l’unique solution, elle promeut en revanche une éco-responsabilité à la Derenoncourt Consultants.
Cette amatrice de riesling, on s’en doutait un peu, recherche l’émotion et la vibration procurées par la dégustation d’un vin qui doit contenir son sol et son environnement. Hannah, prospective, s’attend à une évolution de la consommation du vin vers plus de produits identitaires et une plus grande prise en compte du métier du vigneron. La valorisation d’un artisan et l’interprétation juste du lieu par le producteur lui semblent importants pour satisfaire le consommateur de demain. Selon elle enfin, Derenoncourt Consultants, qui doit continuer à faire connaitre sa philosophie de travail, saura, à travers son approche polyvalente, répondre à de nombreuses problématiques viti-vinicoles à venir.


 

Romain Bocchio

Un BTS viti-oeno en poche, Romain, le presque autodidacte, s’est fait la main sur le Domaine de l’A, au chai et à la vigne. Il se disait alors à la recherche d’un métier qui donne du sens et d’une activité qui ne nie pas l’approche sensitive et esthétique. Un ensemble de notions qu’il retrouve chez Derenoncourt Consultants qu’il intègre dès 2010. Il dit avoir découvert la biodynamie dès son arrivée chez Derenoncourt Consultants, une méthode dont il affirme qu’elle permet de se poser les bonnes questions et qu’elle est bien souvent un révélateur de grands vins et de vins identitaires. Ces vins d’harmonie, glisse-t-il, sont fait à partir d’un univers d’équilibre. Si un grand vin peut ne pas être identitaire, il reste persuadé qu’à travers l’identité d’un vin on touche à son honnêteté et évoquant les vins de demain, il explique qu’il sera de l’intérêt de Derenoncourt Consultants de mettre en valeur les écosystèmes comme levier de mise en avant des terroirs. Cette mise en valeur permettra d’obtenir des vins d’une qualité et d’une vibration supérieure. Derenoncourt Consultants se prévaudra toujours de sa gestion et approche globale, raconte le jeune homme passionné, pour prolonger la compréhension du couple sol et viticulture.
A l’avenir selon Romain, Derenoncourt Consultants fera face à une viticulture à double vitesse et de grande maîtrise. Cette dernière demandera une connaissance des mécanismes qui permettent la production de grands vins, on verra alors émerger une viticulture pluridisciplinaire, qui demandera à l’entreprise de mettre en valeur des écosystèmes pour mettre en avant des grands terroirs. Un avenir dans lequel, prévient-il, il n’y aura plus la place pour les mauvais terroirs. Romain dit souvent que la vigne est la plus apte à exprimer l’essence de la terre, pour offrir un autre univers possible aux dégustateurs, aux gourmets et passionnés de culture gastronomique, de bella vita, qu’il dit être avant tout.


 

Arnaud Gimonnet

Arnaud a intégré le pool de consultants en 2014 et rappelle qu’après quelques expériences antérieures il a pu s’apercevoir, au sein de Derenoncourt Consultants, que certaines pratiques viti-vinicoles mettaient plus en avant les terroirs que d’autres. L’homme de la côte des blancs montre donc un intérêt tout particulier à retraduire la particularité d’un lieu dans un vin, qu’il soit rouge, blanc ou effervescent. Une approche qui distingue aujourd’hui Derenoncourt Consultants des autres consultants surtout si, raconte-t-il, on y ajoute que la propriété viticole est appréhendée comme un ensemble. Une approche qui implique une notion de lieu pour une viticulture intégrée, selon ses termes, c’est à dire qui prend en compte l’entité d’une propriété, les bonnes pratiques paysannes, l’équilibre dans son environnement et la compréhension d’un terroir. Un ensemble de clés, lui semble-t-il, qui donnent, in fine, aux propriétaires la possibilité de porter leurs histoires au-devant de la scène.
Ce champenois tranquille, qui affiche un petit faible pour les sols calcaires, on ne se refait pas, met également en avant la dégustation géo-sensorielle. Il lui semble que cette dernière permet de décortiquer le vin, qu’elle est un outil finalement puissamment précis pour se projeter dans le lieu même de provenance d’un vin. Son rôle reste alors de donner les codes de cette approche si particulière qui rebat les cartes de la dégustation et qui permet encore selon l’agronome de formation de distinguer les vins de lieu. Une dégustation qui visera à s’alanguir sur une deuxième partie de bouche, celle-là même qui, selon Arnaud, caractérise immanquablement les vins dits identitaires. Il reste d’ailleurs persuadé que demain Derenoncourt Consultants, assis sur un savoir-faire encore renforcé, produira majoritairement des vins identitaires et accompagnera des exploitations exprimant une sensibilité environnementale forte.